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Argentine : l’Ambassadrice d’Israël déplore l’absence de justice dans les attentats contre l’ambassade israélienne et l’AMIA

Maarifpress -+politique

Buenos Aires – L’Ambassadrice d’Israël en Argentine, Mme Galit Ronen, a déploré le manque d’avancées dans les enquêtes judiciaires sur les attentats contre l’ambassade israélienne et la mutualité israélite à Buenos Aires (AMIA), survenus il y a 30 et 28 ans, respectivement.

Les deux pays ont commémoré, fin mars dernier, dans un climat de douleur et de contrition le 30ème anniversaire de l’attentat contre l’ambassade, en présence du vice-premier ministre israélien, Gideon Sa’ar, et plusieurs membres du gouvernement argentin.

Mme. Galit Ronen a affirmé, dans un entretien avec la MAP, que son pays a apporté tout le soutien nécessaire à l’enquête qui est toujours ouverte par le parquet argentin, mais elle affirme ignorer pourquoi les investigations n’avancent pas.

Comme elle l’avait fait lors de la commémoration de l’anniversaire de l’attentat, Mme Galit Ronen a réitéré que les responsables de l’attentat « ont un prénom et un nom. Le prénom c’est le Hezbollah libanais et le nom c’est l’Iran ».

Elle a souligné que c’est « la justice argentine elle-même qui avait désigné les responsables des deux attentats, qui étaient dirigés contre l’État argentin. Ces responsables sont le Hezbollah et nous savons que c’est l’Iran qui est le commanditaire ».

Elle a fait savoir que « lorsque le président (argentin Alberto) Fernández était venu en Israël, il a demandé l’aide au Premier ministre (israélien) et nous la lui avons donnée. Donc de notre côté, nous avons fait tout notre possible ».

L’ambassadrice a plaidé pour que justice soit faite pour la mémoire « des victimes et pour les survivants. Il y en a un qui travaille toujours à l’ambassade et deux autres qui ont pris leur retraite ».

Abordant les relations économiques de son pays avec l’Argentine, Mme Galit Ronen a indiqué que la grande distance qui sépare les deux pays affecte le niveau des échanges commerciaux, précisant que la balance commerciale est favorable à l’Argentine grâce à ses exportations de produits alimentaires, notamment la viande, vers Israël.

L’affaire des deux attentats est un sujet récurrent dans les relations entre l’Argentine et Israël, avec comme toile de fond l’enquête qui se prolonge depuis 30 ans et l’absence de condamnés pour ces crimes.

De même, cette affaire est à l’origine d’une tension permanente entre l’Argentine et l’Iran, dont les relations diplomatiques sont à leur niveau le plus bas depuis plusieurs années.

Les relations entre les deux pays se sont tendues à nouveau, en août dernier, après la nomination par Téhéran de deux responsables désignés de ces attentats, à de hautes fonctions.

Il s’agit de l’actuel ministre iranien de l’intérieur, Ahmad Vahidi, et du vice-président iranien chargé des affaires économiques, Mohsen Rezai, qui font l’objet d’une notice rouge d’Interpol pour leur responsabilité dans les attentats contre le siège de l’ambassade israélienne et AMIA.

L’Argentine avait réagi de manière véhémente contre ces nominations, estimant qu’il s’agit d’un « affront au système judiciaire argentin et aux victimes des attaques terroristes brutales ».

Le 17 mars 1992 en milieu de journée, une voiture piégée a soufflé le bâtiment de l’ambassade, faisant 29 morts et 242 blessés. Deux ans plus tard, un autre attentat similaire a ciblé AMIA, faisant 85 morts et plus 300 blessés. Les auteurs matériels et intellectuels de ces attentats courent toujours dans la nature.

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