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Cybercriminalité : un hacker Français recherché par le FBI arrêté au Maroc

Maarifpress – politique

Recherché par le FBI pour des faits cybercriminels, un Français a été arrêté au Maroc. Avec un groupe de hackers, il se serait attaqué à de grandes entreprises américaines comme Microsoft. Reste la question épineuse de son extradition
Un Français de 21 ans, recherché par les États-Unis pour son implication présumée dans une affaire de cybercriminalité contre des entreprises américaines, a été arrêté et incarcéré au Maroc, a indiqué ce vendredi 29 juillet la police locale.
Sébastien Raoult a été interpellé alors qu’il faisait l’objet d’une notice rouge émise par Interpol à la demande de la justice américaine, dans le cadre d’une affaire de cyberpiraterie, a ajouté la source policière. Selon les médias marocains, cette arrestation a été « le fruit d’une coopération entre la Direction générale de la sûreté nationale marocaine et le FBI ».
La question de l’extradition

« Il n’a séjourné qu’en France et au Maroc. Si piraterie il y a eu, c’est depuis la France. Le juge naturel est le juge français », a souligné son avocat Me Philippe Ohayon, qui demande que son client soit extradé vers la France et non aux États-Unis.

Il a adressé des courriers en ce sens au président de la République française Emmanuel Macron, au ministre de la Justice français Éric Dupond-Moretti et au parquet d’Épinal dans les Vosges, où est domicilié son client. « Nous ressentons une forme d’impérialisme judiciaire américaine », a ajouté Me Ohayon.

Un groupe de hackers

Le jeune homme, un étudiant en informatique vosgien, est incarcéré depuis le 2 juin à la prison de Tiflet 2, près de Rabat. Le FBI le soupçonne d’appartenir à un groupe de hackers – les « ShinyHunters » – accusés d’être « des cybercriminels prolifiques » par les autorités américaines. Ces dernières réclament son extradition pour des faits de « complot en vue de commettre une fraude et abus électronique », « fraude électronique » et « vol d’identité grave ». Parmi les sociétés que ce groupe aurait visées figure notamment Microsoft. Aux États-Unis, il risquerait une peine de 116 ans de prison.

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