Fr.maarifpress – politique
Les tremblements de terre sont en effet fréquents dans le Maghreb, situé sur le point de contact entre les plaques tectoniques eurasienne et africaine. La terre y tremble très souvent, la plupart du temps de manière imperceptible, au fur et à mesure que la plaque africaine remonte de 2,15 cm par an vers le nord-est, à la rencontre de la plaque eurasienne.
Le Maroc et l’Algérie ont connu de nombreux séismes parfois destructeurs le long de cette zone. Dans l’histoire récente, depuis les années 50, les deux pays ont subi chacun des catastrophes marquantes. La Tunisie est pour sa part épargnée, aucun séisme destructeur n’y étant survenu.
Voici un relevé des principaux événements marquants depuis 1954 :
Des séismes meurtriers en Algérie et au Maroc
Le séisme survenu vendredi est le plus important au Maroc depuis celui d’Al Hoceima, une ville du nord du pays sur la ligne de faille. Le 23 février 2004, un tremblement de terre d’une magnitude de 6,3 avait fait 628 morts.
La ville d’Agadir ravagée en 1960
Le Maroc a aussi été profondément marqué par la catastrophe du 29 février 1960. La ville côtière d’Agadir, au bord de l’océan Atlantique, a été ravagée par un tremblement de terre d’une magnitude de 5,7. C’est un niveau inférieur aux records, mais l’épicentre se situe juste sous la ville. Le bilan est dramatique : plus de 12 000 morts (un tiers de la population de la ville à l’époque) et des quartiers sont entièrement détruits.
Le 28 février 1969, la terre tremble fortement en face du Maroc, de l’autre côté de la Méditerranée. L’épicentre est situé au Portugal, au cap Saint-Vincent. La magnitude est de 7,8 et provoque un petit tsunami à Casablanca, avec une vague d’1,20 mètres. Les dégâts sont modérés, le bilan humain est limité à 11 morts directs et indirects. Mais neuf ans jour pour jour après la destruction d’Agadir, le séisme provoque des scènes de panique.
Fr.maarifpress.com http://Htpps://fr.maarifpress.com
