Fouad Ali El Himma : De la « Diplomatie de l’Ombre » au Sacre de Bamako… Le Prix de la « Personnalité de l’Année » Ouvre-t-il la Voie à la Présidence du Gouvernement du Sahara sous Autonomie ?
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Dans une démarche dont la portée géopolitique dépasse le simple cadre protocolaire, la Fondation Mohammed VI pour la Paix et la Tolérance en République du Mali a annoncé le choix de M. Fouad Ali El Himma, Conseiller de Sa Majesté le Roi, comme « Personnalité de l’Année 2025 ».
Ce couronnement, venu du cœur de la région sahélo-saharienne, ne doit pas être lu uniquement comme une reconnaissance du parcours d’un homme d’État ayant marqué l’histoire moderne du Maroc par une « diplomatie du silence productif ».
Il soulève également des interrogations légitimes sur la symbolique de cette reconnaissance continentale, dans un contexte de grands arrangements qui se profilent à l’horizon du dossier de l’intégrité territoriale du Royaume.
Le choix d’une organisation civile internationale de premier plan au Mali en faveur de M. Fouad Ali El Himma reflète clairement l’efficacité de la « Soft Power » marocaine. Il démontre la capacité des hommes d’État fidèles à l’institution monarchique à gagner la confiance des élites africaines, loin du tumulte médiatique.
Le Conseiller, qui a toujours privilégié « la logique de l’ombre » pour gérer les grands dossiers souverains, émerge aujourd’hui dans la conscience africaine comme l’architecte des valeurs de stabilité et de modération, et comme une soupape de sécurité dans une équation conciliant fidélité aux constantes nationales et ouverture stratégique sur la profondeur continentale du Royaume.
Cependant, cet hommage, à ce moment précis, ouvre la voie à une lecture prospective dépassant le cadre du prix.
Les observateurs estiment que la mise en lumière continentale et internationale du profil de M. El Himma en tant qu’« homme d’État de référence » renforce l’hypothèse de lui confier des rôles pivots lors des prochaines étapes stratégiques.
Alors que la mise en œuvre effective de la proposition d’autonomie dans les provinces du Sud sous souveraineté marocaine approche, le nom d’El Himma apparaît comme l’une des options les plus solides pour occuper le poste de Chef du Gouvernement Régional au Sahara marocain.
Cette probabilité repose sur des données objectives : la direction de la phase d’autonomie nécessite une personnalité jouissant de la confiance absolue de la Monarchie, dotée d’une grande finesse administrative et d’une acceptation tant continentale qu’internationale. Autant d’atouts nécessaires pour transformer le Sahara en un pôle de développement démocratique transfrontalier.
Placer un homme du poids de Fouad Ali El Himma à la tête de cette expérience historique constituerait un message de fermeté et de rassurance à la fois.
Un message confirmant que le Maroc mobilise ses plus hautes compétences pour garantir le succès de ce grand chantier constitutionnel, et que le développement dans le Sud est une « mission d’envergure internationale » gérée avec la rigueur d’un État fort et ouvert.
En somme, le sacre de Bamako pour El Himma est, par essence, le couronnement de l’école de « la loyauté et de la pondération ». C’est la reconnaissance que les véritables hommes d’État sont ceux qui bâtissent des ponts en silence, préparant l’avenir continental du Maroc, que ce soit depuis les murs du Palais Royal ou au cœur des institutions régionales qui façonneront l’aube du Sahara marocain sous l’autonomie.
Fathallah Rifai
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