Carburants au Maroc : Quand la « souveraineté énergétique » devient une proie pour le lobby, sous le regard complice du gouvernement !
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Le silence n’est plus une option face à la crise des carburants qui frappe le Maroc. Nous ne sommes pas devant de simples « fluctuations du marché », comme tente de le justifier le discours officiel, mais devant une véritable opération de « spoliation organisée » du pouvoir d’achat des citoyens.
Une situation qui perdure sous les yeux d’un gouvernement ayant choisi le rôle de « spectateur intéressé », et d’organismes de régulation qui semblent en congé prolongé, alors que la flambée des prix dévore ce qu’il reste de dignité aux Marocains.
Le bond « spectaculaire » des prix, avec une hausse de deux dirhams par litre, soulève une question juridique brûlante : où est passé le stock de sécurité ? Conformément à la loi n° 71-09 de 1971, les entreprises sont légalement tenues de constituer un stock de sécurité couvrant 60 jours de consommation. Étant donné que les tensions actuelles dans le détroit d’Ormuz étaient prévisibles, la logique juridique et nationale exige que les quantités déjà stockées soient vendues aux anciens prix.
Toute augmentation immédiate avant l’épuisement de ce stock est une violation flagrante de la loi et un crime économique contre le peuple marocain.
Si certaines entreprises ne respectent pas ce seuil, se limitant à 30 jours, où est l’État pour appliquer la loi n° 255-72-1 de 1973, qui impose des amendes coercitives de 5 dirhams par mètre cube pour chaque jour de défaut de stockage ? L’inertie gouvernementale face à ces infractions fait de l’État un complice de cet épuisement financier.
Au cœur de ce scandale, la fermeture prolongée de la raffinerie « La Samir » apparaît comme une décision politique délibérée, servant les agendas des importateurs tout en privant le Royaume de son bouclier protecteur.
Cette fermeture a fait du Maroc l’otage d’un « lobby de l’importation », laissant le citoyen payer la facture de la cupidité d’entreprises qui refusent de sacrifier une partie de leurs profits indus, face à un gouvernement qui se contente de « miettes » de subventions aux transporteurs plutôt que de traiter la pathologie structurelle du secteur.
Plus provocateur encore : l’absence totale de directives gouvernementales imposant une « austérité énergétique » aux administrations publiques, aux institutions élues et aux collectivités territoriales.
Alors qu’on demande au citoyen lambda de se serrer la ceinture, les flottes de véhicules de l’État continuent de consommer l’argent public sans aucune restriction.
Ce manque de rigueur est un message profondément injuste qui confirme le sentiment que l’austérité est un fardeau réservé uniquement aux pauvres, tandis que les institutions censées gérer la chose publique restent dans une « zone de confort » consumériste, gaspillant les budgets et ignorant les efforts nationaux de sobriété.
A l’approche de l’Aïd el-Fitr, les familles marocaines ne s’apprêtent pas à une fête, mais à une nouvelle épreuve où le droit de se déplacer pour rendre visite aux proches devient un luxe prohibé.
Nous faisons face à une crise de « gestion » et non de « ressources ». Sans une approche proactive incluant une baisse temporaire de la charge fiscale, l’application stricte des sanctions contre les entreprises hors-la-loi et la réactivation de la raffinerie de Mohammedia, le citoyen marocain continuera de payer le prix fort d’une souveraineté énergétique bradée. Que nul n’en doute : la sécurité énergétique est indissociable de la sécurité nationale, et elle ne peut être laissée entre les mains d’une poignée de bénéficiaires sous la protection d’un silence gouvernemental suspect.
Signé : La Rédaction
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