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Le péché de « LaSamir » et l’obstination du gouvernement : Rabat a-t-elle bradé notre sécurité énergétique sur le marché des enchères ?

Fr.maarifpress – politique

 

Alors que les Marocains subissent de plein fouet la flambée des prix des carburants, atteignant des sommets historiques sous l’effet de la « guerre en Iran », et que la Russie ferme ses vannes de diesel « bon marché » au reste du monde, une question brûlante vient gifler les responsables de la gestion des affaires publiques dans notre pays : comment en sommes-nous arrivés à cette impuissance humiliante ? Comment le Maroc, qui détenait autrefois les clés de sa souveraineté énergétique, est-il devenu l’otage de soubresauts géopolitiques orchestrés entre Moscou et Téhéran ?

Quiconque observe la scène actuelle comprend que cette crise n’est pas une « fatalité » inéluctable issue de guerres lointaines, mais bien une « fabrication locale » par excellence, dont le protagoniste est un gouvernement qui a tourné le dos, avec une arrogance inexplicable, à tous les cris de détresse pour sauver la raffinerie « La Samir ».
Ce gouvernement a préféré, dans une mise en scène suspecte, « étouffer » ce fleuron industriel unique à Mohammedia, le laissant à l’abandon et à la rouille, tout en méprisant des offres d’investissement internationales sérieuses. Parmi elles, l’offre émiratie robuste, présentée des années avant l’éclatement du conflit actuel.

Pourquoi la main tendue de l’Émirat, prête à injecter des milliards et à redonner vie aux veines de « La Samir », a-t-elle été refusée ? Pourquoi le gouvernement a-t-il persisté dans une « zone grise » mortelle, refusant la vente, la nationalisation ou même la location ? La réponse réside dans une « férocité d’intérêts » qui privilégie les lobbies de l’importation au détriment de la souveraineté nationale. Ils ont choisi de maintenir le Maroc à la merci d’un marché international instable, afin de garantir les profits des entreprises qui se nourrissent de l’importation de « produits raffinés » au lieu de raffiner le « brut » localement.

Aujourd’hui, face à la décision soudaine de la Russie de suspendre ses exportations et au blocage du détroit d’Ormuz, le gouvernement se retrouve totalement à nu, dépourvu de tout « bouclier énergétique ».
Le stock stratégique dont ils se vantent suffit à peine à contenir l’incendie des prix pendant quelques semaines, et les alternatives internationales sont devenues une denrée rare dans un marché régi par la logique de guerre. Le refus par le gouvernement de la transaction « La Samir » n’était pas une simple erreur technique ou juridique, mais une « trahison stratégique » de la sécurité nationale énergétique du Royaume, obligeant aujourd’hui le Maroc à payer le prix de l’obstination de ses responsables au détriment du pouvoir d’achat épuisé des citoyens.

L’histoire ne pardonnera pas à ceux qui ont bradé la souveraineté de leur pays pour des calculs étroits.
Les Marocains, en observant les compteurs des stations-service dévorer leurs salaires, comprennent parfaitement que le responsable de cette « sécheresse énergétique » n’est ni Poutine ni Khamenei, mais bien le décideur assis à Rabat, qui a décrété un jour que les intérêts du « Lobby » prévalaient sur la sécurité de la Nation.

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