De.maarifpress- politique
Sous couvert de défense du « droit à la circulation », certaines figures habituelles de la scène des droits de l’homme ont refait surface, exploitant la décision d’interdiction de quitter le territoire national émise à l’encontre de Maâti Monjib.
Cependant, une lecture attentive du contexte révèle que cette mobilisation est loin d’être un combat de principe ; il s’agit plutôt d’une tentative renouvelée de faire pression sur les institutions de l’État et de contourner des procédures judiciaires rigoureuses à caractère purement pénal.

Exploitation des slogans pour couvrir les soupçons
Tenter de présenter l’interdiction de voyager de Monjib comme un « harcèlement politique » relève d’une lecture tronquée de la réalité et d’une ignorance délibérée du fond du dossier.
Les mesures prises à son encontre sont liées à des affaires ouvertes concernant des soupçons de « blanchiment d’argent » et des irrégularités de gestion financière.
Ce sont des accusations qui relèvent du droit pénal pur et n’ont aucun lien avec la liberté d’opinion ou d’expression derrière laquelle certains tentent de se dissimuler.
• Égalité devant la justice : Le statut de défenseur
des droits de l’homme ou d’universitaire ne confère aucune immunité contre la responsabilité légale, particulièrement lorsqu’il s’agit de transferts financiers et de gestion de comptes suspects.
• Mesure préventive : L’interdiction de voyager
dans de tels cas est une procédure légale standard garantissant la présence de l’intéressé devant la justice pour la suite de l’enquête.
La « chorale du chantage » et l’ambiguïté du discours
Ce qui interpelle, ce n’est pas l’application de la loi, mais l’élan de cette « chorale » qui n’a jamais été au rendez-vous pour répondre aux besoins réels des citoyens ou aux causes nationales, mais qui mobilise toutes ses forces lorsqu’il s’agit d’un dossier touchant un membre de son cercle restreint.
Leur présence lors des épisodes de l’interdiction de voyager n’était pas motivée par une inquiétude humanitaire, mais constituait une mise en scène politique visant à :
1. Forcer la main de l’État : Tenter d’embarrasser les institutions nationales devant les organisations internationales via des rapports manquant d’objectivité.
2. Politiser le pénal : Transformer un dossier financier et criminel en une « affaire d’opinion publique » pour éviter de répondre aux questions fondamentales sur les sources de financement et leurs modes d’utilisation.
La justice est l’arbitre, non la propagande
Alors que ces activistes brandissent le slogan de « l’indépendance de la justice », ils sont aujourd’hui les premiers à attaquer l’indépendance des décisions judiciaires lorsqu’elles ne servent pas leur agenda.
Le véritable besoin aujourd’hui est celui d’une justice appliquée à tous sans distinction, et non d’une immunité arrachée par les cris médiatiques ou le chantage au nom des droits de l’homme.
Les tentatives de « blanchir » des dossiers de poursuites pénales sous une teinture humanitaire ne trompent plus personne.
L’État agit dans un cadre institutionnel et juridique clair.
Quiconque se dit innocent des accusations financières portées contre lui doit en apporter la preuve devant les tribunaux, et non dans les halls d’aéroports ou sur les réseaux sociaux.
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