Journal électronique satirique d'investigation

La « Diplomatie de Rabat » réussira-t-elle là où les voies pakistanaises ont échoué ?

FR.maarifpress- politique

 

Les indicateurs actuels confirment que l’échec du second volet des négociations irano-américaines au Pakistan, et les discussions sur leur transfert vers des capitales européennes comme Genève, pourraient ne pas résoudre le dilemme fondamental de la « crise de confiance » et de l’absence d’une compréhension profonde des spécificités de la région.

C’est ici que le Royaume du Maroc émerge comme une alternative stratégique et une plateforme capable d’accueillir la « troisième version des négociations ».
Le pays s’appuie sur un long héritage de médiations internationales réussies, dont la plus récente est le dossier libyen, où le Maroc a prouvé une capacité supérieure à forger des consensus sur les questions les plus complexes.

La nomination du Maroc pour ce rôle n’est pas un simple luxe diplomatique, mais repose sur une « intelligence politique » liant Téhéran et Rabat. Historiquement, l’Iran porte une considération particulière au Maroc, le considérant comme faisant partie de « Ahl al-Bayt » (la Maison du Prophète) au sens symbolique et politique, ce qui confère à Rabat une capacité d’accès à la pensée politique iranienne que les capitales européennes ne possèdent pas.

En contrepartie, le Maroc dispose d’un « crédit souverain » de confiance onusienne et de relations de fraternité stratégique avec les pays du Golfe. Cela en fait la seule partie capable de rassurer Riyad et Abou Dhabi sur le fait que tout accord ne se fera pas au détriment de leur sécurité nationale, particulièrement sur des dossiers sensibles tels que la sécurité du détroit d’Ormuz.

Le nouveau régime iranien, cherchant à sortir de l’isolement et à éviter une confrontation directe avec les États-Unis, pourrait trouver dans la médiation marocaine une « issue sûre ».
Le Maroc n’impose pas de diktats, mais offre un environnement de dialogue caractérisé par une neutralité positive et une légitimité historique.

Si le dossier des négociations se déplaçait à Rabat, les chances de succès doubleraient, car le Maroc possède la capacité de transformer la « langue de bois » des négociations internationales en solutions réalistes respectant les équilibres régionaux. Cela pourrait faire de l’éventuel « Accord de Rabat » une clé historique pour mettre fin à la crise du « nouvel uranium » et garantir le flux énergétique mondial, loin de toute logique de chantage.

Tous droits réservés.

fr.maarifpress.com Htpps://fr.maarifpress.com

          
commentaires
Loading...