« Je suis Juif » : Un cri humaniste pour raviver la mémoire de la coexistence, premier ouvrage du journaliste Fathallah Rifai
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Dans une initiative culturelle marquante visant à explorer la mémoire collective marocaine et à réhabiliter les valeurs du vivre-ensemble, l’écrivain et journaliste Fathallah Refai, directeur de publication du journal Maarif Press, a annoncé la parution prochaine de son premier ouvrage au titre audacieux et évocateur : « Je suis Juif ».
Prévue pour la fin de l’année 2026, cette œuvre promet d’enrichir la bibliothèque marocaine en soulevant des questions profondes sur l’identité, l’appartenance et l’histoire de la pluralité au sein du « laboratoire » humain qu’est Casablanca.
Mémoire des lieux : Du Quartier Gauthier au « Niagara »
Dans son livre, Rifai ne se contente pas de théories ; il s’immerge dans la géographie de l’âme casablancaise.
Il ressuscite les souvenirs du prestigieux Quartier Gauthier avant de nous transporter au cœur du quartier Bourgogne, plus précisément au célèbre café Niagara.
Ce lieu n’était pas un simple café, mais un véritable carrefour des cultures, un espace où les frontières entre religions et nationalités s’effaçaient sous un même toit.
L’ouvrage documente comment le « Niagara » fut le témoin d’un âge d’or de débats intellectuels et de rencontres humaines entre différentes confessions, forgeant ainsi la conscience de toute une génération.
Conflit d’identité : Quand la « bière » détrône le « livre »
Avec l’amertume de l’intellectuel imprégné de nostalgie, Rifai observe les mutations de ces espaces urbains.
Il relate la transformation du café Niagara, autrefois phare de la coexistence, en un simple « bar ». Une métaphore puissante du basculement des valeurs et du recul de la culture face à la consommation.
L’auteur révèle également des détails fascinants sur le « pouvoir du voisinage » : la mobilisation des riverains contre cette dérive qui dénaturait l’identité du lieu.
Cette lutte a abouti à une décision de la Wilaya de la région Casablanca-Settat ordonnant la fermeture de l’établissement, bien que son propriétaire soit un Marocain de confession juive.
Pour l’auteur, cet événement reste une leçon sur la capacité d’une communauté à protéger son identité spatiale et culturelle.
Pourquoi « Je suis Juif » ?
Ce titre n’est pas une déclaration de foi religieuse, mais un manifeste pour une identité commune.
L’œuvre explique que le « Juif » ici représente ce voisin et cet ami qui habite la mémoire et le cœur.
Le livre brise les barrières psychologiques et pose une question fondamentale : « Comment un être humain peut-il porter en lui une part de l’identité de l’autre sans pour autant perdre la sienne ? »
Une parution attendue par le milieu culturel
Le livre « Je suis Juif » devrait susciter un large débat en raison de l’audace de son sujet et de la profondeur de son analyse.
Le choix de la fin d’année 2026 pour sa sortie permet de peaufiner une matière documentaire et narrative riche, mêlant investigation journalistique et récit chaleureux, afin de rendre hommage à la « Belle Époque » de Casablanca.
Les photos ont été prises en 2024 à la Mosquée Al-Aqsa à Jérusalem.
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