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Nizar Baraka signe-t-il l’acte de décès des « marchands de politique » ?

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Ceux qui pensent que la tension actuelle au sein de la scène politique marocaine n’est qu’une simple rivalité partisane se trompent lourdement. Il s’agit en réalité d’un choc frontal entre deux doctrines : celle de « l’accumulation financière » incarnée par Aziz Akhannouch, et celle de « l’équilibre des valeurs » portée par Nizar Baraka. La distance séparant les deux hommes ne se mesure plus en voix électorales, mais par le fossé abyssal qui les sépare dans leur conception de l’État et de la place du peuple.

Une politique d’exécution systématique

D’un côté, nous observons une gestion gouvernementale menée par Akhannouch, dont l’apparence technocratique cache une réalité d’exclusion. Cette orientation a excellé dans l’épuisement du pouvoir d’achat des Marocains, à travers des législations qui ne voient dans le citoyen qu’une simple variable fiscale. La politique actuelle de la présidence du gouvernement a conduit à l’exécution préméditée de la classe moyenne, autrefois garante de la stabilité sociale, tout en abandonnant les petites et moyennes entreprises (PME) à l’agonie face à la brutalité des monopoles et à l’hégémonie des grands capitaux. Ce modèle ne bâtit pas une nation ; il érige un « bilan comptable » sur les décombres de la dignité populaire.

Nizar Baraka : La raison politique face aux prédateurs du marché

À l’opposé, Nizar Baraka, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, émerge avec une vision politique structurée qui redonne ses lettres de noblesse à l’action partisane. Baraka ne parle pas le langage des dividendes, mais celui d’un climat économique global et de la régulation des marchés contre l’influence des intermédiaires véreux (« les fraqchiya ») qui s’engraissent sur les crises des Marocains.

Le plan porté par Baraka — notamment sur des dossiers stratégiques tels que la gestion des ressources hydriques et le développement du monde rural — reflète une pensée politique convaincue que la politique est « éthique » ou n’est pas. C’est un pari sur les générations montantes et non sur les prochaines transactions commerciales, faisant de la jeunesse la colonne vertébrale des politiques publiques au lieu de les marginaliser dans les listes d’attente du désespoir.

La chute du masque

Le Rassemblement National des Indépendants (RNI), sous la houlette d’Akhannouch, se retrouve aujourd’hui en position de faiblesse face à la « sobriété istiqlalienne ». Le peuple ne se laisse plus séduire par des slogans marketing lorsque son panier est vide et que l’avenir de ses enfants est incertain. Le contraste est désormais frappant : il y a ceux qui veillent à l’expansion de leur fortune et à l’équilibre de leurs holdings, et ceux qui veillent à la rationalisation des ressources et à l’équilibre de la Nation.

L’approche de Nizar Baraka, basée sur la prospective et l’éthique, fragilise aujourd’hui la thèse du « Rassemblement » et révèle son incapacité à contenir la colère populaire. Le temps est venu de comprendre que diriger un État exige des « Hommes d’État » dotés d’une intelligence politique organisée, et non des « gestionnaires » aux mentalités comptables qui écrasent le pauvre pour paver la voie aux monopoles.

Par : La Rédaction – Maarif Press

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