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Alors que le Maroc avance à pas fermes vers la consolidation de son modèle unique en tant que terre de rencontre et de dialogue, des voix discordantes s’élèvent de temps à autre sur les réseaux sociaux, tentant vainement d’attiser les braises de la discorde.
Ce qui a été récemment soulevé concernant la prière de citoyens juifs marocains dans la zone de « Bab Doukkala » à Marrakech n’est qu’une illustration de ces tentatives désespérées menées par certaines plateformes. Ces dernières cherchent à effacer les traits de l’identité marocaine et à remettre en question les constantes du Royaume, fondées sur l’ouverture et la coexistence.
Aucun analyste objectif ne peut dissocier la sacralité de la prière à la mosquée de la Koutoubia de celle des Juifs marocains près des remparts de Bab Doukkala. L’histoire témoigne que le minaret de la Koutoubia, ce monument almohade prestigieux, n’était pas seulement une construction de pierre, mais le fruit d’un génie marocain auquel musulmans et juifs ont contribué main dans la main.
À Marrakech, les murs ne séparent pas les croyances, ils les protègent. Derrière les remparts de Bab Doukkala s’étend le « Mellah » et se dresse la Synagogue, témoins tangibles que la présence juive sur cette terre n’est ni fortuite ni passagère, mais une composante originelle de la « Tamaghrabit » (marocanité) qui a précédé les idéologies modernes de plusieurs siècles.
S’attaquer à la pratique de rites religieux dans l’espace public ou à proximité de temples historiques est, au fond, une attaque contre la Constitution marocaine. Le Royaume a scellé son identité dans le document de 2011, en reconnaissant que l’identité nationale s’est forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, nourrie de ses affluents africain, andalou et hébraïque.
Cet affluent hébraïque n’est pas de l’encre sur du papier ; c’est une pratique quotidienne visible dans nos noms, nos plats, notre architecture, et aussi dans le droit de chaque Marocain — quelle que soit sa religion — de se tourner vers le Créateur sur sa terre et celle de ses ancêtres. Remettre en cause la prière des Juifs à Bab Doukkala revient à nier cette composante constitutionnelle et à tenter d’isoler le Maroc de son leadership en tant qu’État sous l’institution de la « Commanderie des Croyants », qui garantit la protection de tous.
Le Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, offre au monde un modèle vivant où les minarets des mosquées côtoient les cloches des églises et les chants des synagogues. La prière du musulman, du juif et du chrétien sur cette terre n’a pas besoin de la permission des « influenceurs » du monde numérique, car elle est protégée par la force de la loi et l’autorité de l’histoire.
Défendre le droit des Juifs marocains à pratiquer leurs rites est une défense de notre sécurité spirituelle nationale. La citoyenneté au Maroc ne se mesure pas à la religion, mais à la fidélité à la patrie et à ses valeurs fondamentales.
Marrakech, avec sa Koutoubia et ses portes historiques, restera imprenable face aux infiltrations idéologiques. « Bab Doukkala » restera le témoin que le Maroc est assez vaste pour tous, et que les tentatives de semer la division se briseront toujours devant la conscience des Marocains : leur force réside dans leur diversité.
Analyse – Maarif Press
Par Abou Maissoun
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