Corruption politique : quand le prix parlementaire bâillonne et met en péril l’indépendance de la presse
Fr maarifpress – politique
Un débat public n’a pas été ouvert sur les pots-de-vin politiques offerts aux médias par des institutions élues. Il est pourtant essentiel de mettre en lumière ce type de corruption, qui se cache parfois sous le couvert d’un «prix du journalisme parlementaire».
Ces prix sont devenus un outil pour influencer les journalistes qui couvrent les travaux parlementaires et toutes les questions de corruption impliquant des parlementaires, qu’ils soient en détention ou sous enquête judiciaire.
Aborder de tels dossiers semble interdit aux journalistes, ou du moins, les expose à la privation de ce «prix de la corruption parlementaire» qui vise à museler et à influencer systématiquement les journalistes dans leur travail.
Le «prix de la corruption parlementaire» n’est pas le seul outil utilisé comme une épée de Damoclès sur la tête des journalistes. La carte d’accréditation parlementaire en fait également partie, malgré le fait que les journalistes professionnels possèdent une carte professionnelle délivrée par le Conseil National de la Presse. Cela soulève de sérieuses questions sur les tentatives de contrôler l’accès des journalistes à l’information et d’influencer leur contenu.
Dans la nuit du 17 juillet 2025, le fonctionnaire « Stiwa » a contacté des journalistes pour les inciter à se rendre à la salle n°11 de la Chambre des Représentants pour recevoir le «prix de la corruption politique». Ce prix manque de tout caractère professionnel réel et n’a aucun impact positif sur le traitement des questions de corruption au sein du Parlement. De plus, le comité a statué sur les candidatures la même nuit alors que la date d’annonce des résultats était fixée au 20 juillet 2025.
Dans une atmosphère chargée de frustration et d’inégalités des chances, les journalistes étaient absents et seuls «ceux qui devaient être là» étaient présents. Loin de tout critère professionnel d’excellence, la «corruption politique» a été distribuée.
Cela impose au corps journalistique de revoir les limites de la responsabilité éthique du journalisme, surtout face à une corruption politique émanant d’une institution législative, car elle est octroyée sans critères clairs et a un impact fort et négatif sur la profession journalistique, son éthique et son indépendance. Cela nous pousse tous à interroger notre conscience : devons-nous nous engager dans la corruption parlementaire ?
Exemples de corruption politique : Un appel au débat public
Afin de généraliser les bénéfices, nous présentons des exemples de corruption politique pour lesquels il est temps d’ouvrir un débat public afin de rechercher la mise en œuvre de législations ou des propositions de lois par les groupes parlementaires, avant que la corruption politique ne détruise l’image de notre pays :
La corruption politique est un phénomène mondial qui prend différentes formes, et l’implication des parlementaires en est l’une des formes les plus dangereuses de corruption, car ils représentent le pouvoir législatif.
1. Au Parlement Marocain :
* Dossiers de corruption immobilière et permis de construire : Des rapports ou des enquêtes sont souvent divulgués ou ouverts concernant des parlementaires accusés de recevoir des pots-de-vin pour faciliter l’obtention de permis de construire illégaux, ou pour couvrir des violations dans le secteur immobilier, ce qui entraîne la déformation des plans d’urbanisme et l’atteinte à la justice sociale.
* « Privilèges » sous la table : La corruption au Maroc peut également se manifester sous forme de « privilèges » ou de « services » non déclarés offerts à des parlementaires en échange du passage de certaines lois servant des intérêts privés, ou de la fermeture des yeux sur certaines affaires de corruption. Bien que ces cas soient souvent ambigus et difficiles à prouver directement, ils soulèvent des doutes quant à l’influence de l’argent sur la décision législative.
* Corruption liée aux marchés publics : Certains parlementaires sont accusés d’être impliqués dans des marchés publics douteux, où ils exploitent leur influence pour influencer l’attribution de contrats à certaines entreprises en échange de commissions ou de pots-de-vin.
2. Dans les Parlements Internationaux (Europe et Amérique Latine) :
* Scandale du « Qatargate » (Parlement européen) :
* Détails : Ce scandale est l’une des affaires de corruption les plus récentes et les plus importantes qui ont secoué le Parlement européen fin 2022. Plusieurs députés européens et leurs assistants ont été impliqués dans la réception de sommes d’argent et de cadeaux luxueux de pays étrangers (dont le Qatar et le Maroc, selon les enquêtes préliminaires) dans le but d’influencer les décisions du Parlement concernant les droits de l’homme et les dossiers du travail, ou d’améliorer l’image de ces pays.
* Implication parlementaire : La vice-présidente du Parlement européen, Eva Kaili, et plusieurs parlementaires anciens et actuels ont été arrêtés, et d’importantes sommes d’argent ont été trouvées à leurs domiciles. Les enquêtes ont révélé un réseau de corruption organisé visant à exercer une influence illégale.
* Conséquences : Le scandale a provoqué un choc majeur au sein de l’Union européenne et des appels à des réformes radicales pour renforcer la transparence et la lutte contre la corruption au sein des institutions européennes.
* Scandale « Lava Jato » (Brésil) :
* Détails : « Lava Jato » (Lavage de voiture) est considéré comme le plus grand scandale de corruption de l’histoire du Brésil, et a révélé un vaste réseau de pots-de-vin versés par de grandes entreprises de construction, principalement Odebrecht, à des responsables gouvernementaux, des politiciens et des parlementaires en échange de l’obtention de contrats lucratifs, en particulier dans la compagnie pétrolière publique Petrobras.
* Implication parlementaire : Des dizaines de parlementaires de différents partis politiques ont été impliqués, ainsi que des ministres et des anciens présidents. Les parlementaires recevaient des pots-de-vin directement ou par l’intermédiaire d’intermédiaires pour assurer le passage de législations servant les intérêts des entreprises, ou pour fermer les yeux sur des pratiques illégales.
* Conséquences : Le scandale a conduit à de nombreux procès et à l’emprisonnement de nombreuses personnalités politiques de premier plan, et a suscité une immense colère populaire contre la corruption.
* Affaires de corruption aux États-Unis :
* Affaires de « lobbying » et de « groupes d’intérêts » : Bien qu’il existe des lois strictes réglementant les groupes de pression (lobbying), il existe une ligne mince entre l’exercice d’une influence légitime et la corruption politique. Certains membres du Congrès ont été impliqués par le passé dans des affaires de réception de cadeaux ou de contributions à des campagnes électorales en échange de la facilitation des intérêts d’entreprises ou d’individus, ce qui a conduit à des enquêtes et des condamnations dans certains cas.
* Dossiers de corruption liés aux contrats fédéraux : Des cas de corruption peuvent survenir où des parlementaires reçoivent des pots-de-vin pour orienter d’énormes contrats gouvernementaux vers certaines entreprises, en particulier dans les secteurs de la défense ou de la technologie.
Nous espérons avoir réussi à approfondir la question de la corruption politique, qui détruit les médias et la démocratie dans notre pays.
Y a-t-il d’autres textes que vous aimeriez que je traduise ?
Fr.maarifpress.com htpps://maarifpress.com
