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Élections 2026 : avant les nouvelles promesses, l’heure du bilan

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À l’approche des élections législatives du 23 septembre 2026, la campagne s’annonce, comme à chaque échéance, riche en annonces et en promesses. Les mêmes visages, parfois, reviennent solliciter la confiance des électeurs. Les programmes se renouvellent, les discours changent de formulation, mais une question fondamentale demeure : qu’est devenu le bilan des engagements précédents ? Avant de présenter de nouveaux projets, ne faudrait-il pas commencer par dresser un état précis de ce qui a été promis et réellement réalisé ?

Le développement d’un pays nécessite naturellement des investissements importants. Mais lorsque des milliards de dirhams sont mobilisés, le citoyen est en droit de connaître leur destination et leur impact. Quels projets ont été achevés ? Lesquels accusent du retard ? Lesquels ont été abandonnés ? Quels montants ont été engagés et pour quels résultats ? Il ne s’agit pas d’accuser, mais de comprendre, d’évaluer et de contrôler. La transparence dans la gestion des ressources publiques ne devrait pas être une revendication exceptionnelle à l’approche des élections, mais une pratique normale de la vie démocratique.

Un candidat qui sollicite un nouveau mandat devrait naturellement présenter son bilan aux électeurs. Pas seulement les inaugurations ou les annonces, mais des éléments concrets : réalisations, délais, budgets, objectifs atteints et difficultés rencontrées. Lorsqu’un projet n’a pas abouti, le citoyen mérite également une explication. L’échec d’un projet peut avoir plusieurs causes ; l’absence d’explication, elle, nourrit la défiance.

L’électeur est aussi un contribuable, un usager des services publics et un observateur de l’action politique. Il ne devrait donc pas être sollicité uniquement pendant la campagne électorale. La relation entre élus et citoyens devrait reposer sur un principe simple : on promet, on agit, on évalue et on rend compte. C’est cette exigence qui peut redonner du sens à la parole politique et renforcer la confiance dans les institutions.

Les élections ne devraient pas être une compétition de promesses, mais un rendez-vous avec la responsabilité. Avant de parler de nouveaux milliards, de nouveaux programmes et de nouveaux chantiers, il serait légitime de répondre à quelques questions simples : Qu’avions-nous promis ? Qu’avons-nous réalisé ? Combien cela a-t-il coûté ? Quels résultats pour les citoyens ? Puis seulement vient la question de l’avenir.

Car au fond, les Marocains ne demandent pas davantage de promesses. Ils demandent des résultats, de la transparence et des comptes.

Le 23 septembre, le véritable choix ne devrait donc pas être seulement entre plusieurs programmes, mais aussi entre plusieurs bilans. Avant de demander un nouveau mandat, il faut avoir le courage de présenter le précédent.

 

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